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A la Guadeloupe, la « grève générale » peine à mobiliser une grande partie de la population

Des professionnels de santé du CHU de Pointe-à-Pitre, suspendus de leurs fonctions pour avoir refusé de se faire vacciner contre le Covid-19, occupent l'entrée de l'hôpital, le 23 novembre 2021. Des professionnels de santé du CHU de Pointe-à-Pitre, suspendus de leurs fonctions pour avoir refusé de se faire vacciner contre le Covid-19, occupent l'entrée de l'hôpital, le 23 novembre 2021.

L’appel à une « grève générale » pour protester contre l’obligation vaccinale des soignants et le passe sanitaire, lancé en Guadeloupe le 15 novembre, continue de s’étendre dans les collectivités d’outre-mer. Après la Martinique, lundi 22 novembre, une intersyndicale a annoncé un débrayage dans plusieurs secteurs en Polynésie française, jeudi 25 novembre, en s’appuyant sur des revendications similaires : dans un premier temps, la réintégration des salariés suspendus pour avoir refusé de se faire vacciner contre le Covid-19, avant l’ouverture de négociations sur des problématiques sociales plus larges, dont l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat.

En Polynésie française, le mouvement mobilise peu, pour l’instant, dans la fonction publique : moins de 1 % des salariés de l’éducation et de l’administration polynésiennes se sont mis en grève – un taux un peu plus important est constaté dans le privé. A la Martinique, la Confédération générale du travail de l’île a assuré que « plus de 1 500 personnes » participaient à la grève lancée, depuis lundi, par les syndicats. L’ampleur de la mobilisation est aussi au centre des discussions en Guadeloupe, où les autorités contestent aux manifestants le droit de parler pour l’ensemble de la population.

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« Il y a une minorité récalcitrante qui ne peut pas prendre toute une île en otage, une minorité violente qui ne peut pas empêcher des femmes et des hommes de se faire soigner », a dit le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, lors du compte rendu du conseil des ministres, mercredi, dans une référence aux barrages érigés sur les routes de Guadeloupe et perturbant la circulation depuis une semaine. « Les services de l’Etat continuent de se mobiliser sans relâche pour parvenir rapidement au retour au calme auquel aspire la très grande majorité des Guadeloupéens », a aussi annoncé la préfecture de l’archipel, jeudi, en précisant que dix interpellations avaient eu lieu pendant la nuit.

« D’accord sur le fond, pas sur la forme »

De fait, la « grève générale » ambitionnée par les manifestants n’existe pas en Guadeloupe. Si une partie de l’activité économique est perturbée par les barrages, la mobilisation est beaucoup moins massive que lors du mouvement populaire contre la vie chère de 2009. « Les barrages empêchent les gens de se joindre aux manifestations », explique Eric (qui n’a pas souhaité communiquer son nom de famille), résident de Baie-Mahault venu participer à la première « marche générale » organisée depuis le 15 novembre.

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