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Pêche post-Brexit : la France « continuera le combat » auprès des pêcheurs, assure la ministre de la mer

La ministre de la mer, Annick Girardin, le 17 novembre 2021 à Paris. La ministre de la mer, Annick Girardin, le 17 novembre 2021 à Paris.

« Continuer le combat » pour Annick Girardin, « se battre licence après licence, bateau après bateau » pour Jean-Yves Le Drian avant un appel d’Emmanuel Macron à un représentant de la filière : le gouvernement a réaffirmé, dimanche 21 novembre, son soutien aux pêcheurs dans l’obtention des licences de pêche dans la Manche auprès du Royaume-Uni, tel que prévu dans l’accord conclu après le Brexit.

« Nous nous battons au quotidien pour ces bateaux, pour ces licences et on ne lâchera rien du tout », a assuré la ministre de la mer, en déplacement au cap Gris-Nez (Pas-de-Calais) auprès de pêcheurs des Hauts-de-France. « L’interprétation que font les Anglais de nos dossiers est inadmissible et ne répond pas à la bonne volonté de la France », a-t-elle insisté.

Mme Girardin avait évoqué, jeudi, l’indemnisation possible des pêcheurs français qui se retrouveraient sans licence de pêche dans les eaux britanniques à cause du Brexit, ce qui avait été vécu comme un aveu de « défaite » par les professionnels de la filière. Mme Girardin a souligné que « 80 % des dossiers » étaient réglés avec « plus de 960 licences » de pêche accordées. « Mais j’ai toujours dit qu’on ne devait laisser personne sur le bord du quai », a-t-elle souligné.

« Aujourd’hui, les Britanniques sont en train de faire du pointillisme exagéré et exaspérant », a, pour sa part, déclaré le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur LCI dimanche, promettant lui aussi de se « battre licence après licence, bateau après bateau ». « C’est un test que fait le Royaume-Uni à l’égard de l’UE et il faut que l’UE exige le respect de l’accord, a-t-il ajouté. S’ils ne le respectent pas, il y a des procédures qui vont suivre. »

De son côté, Emmanuel Macron s’est entretenu dimanche au téléphone avec le président du comité régional des pêches, Olivier Leprêtre, pendant une quinzaine de minutes, selon ce dernier. Il lui a rappelé « qu’en aucun cas il ne lâcherait l’histoire des licences attendues et qu’il ne laisserait tomber les pêcheurs français », a assuré M. Leprêtre. M. Macron compte sur la présidence française de l’UE, à partir du 1er janvier, pour « mieux faire entendre la voix des pêcheurs français au sein de l’Europe », a poursuivi le représentant de la filière.

« Emmerder l’économie anglaise »

M. Leprêtre ainsi que d’autres représentants des pêcheurs ont, cependant, fait savoir après la rencontre qu’ils restaient déterminés à mettre en place des mesures pour manifester leur mécontentement. « Ça sera ciblé. Pas pour emmerder notre économie ou n’importe quoi. Ça sera plutôt pour emmerder l’économie anglaise », a expliqué Bruno Margollé, président de la coopérative maritime Etaploise.

Le président Emmanuel Macron avait déjà tenté, vendredi, de rassurer les pêcheurs. « Nous ne lâcherons pas nos pêcheurs » et, « avant Noël, la France aura pris une position », avait-il assuré. Onze mois après le Brexit, environ 150 bateaux français attendent toujours les autorisations pour poser leurs filets dans les eaux britanniques.

Lire le reportage : Article réservé à nos abonnés « Jersey est au milieu d’une bataille qui la dépasse » : l’île anglo-normande dans l’incertitude des tensions sur les licences de pêche

Le Monde avec AFP

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