Wikirise

Nouvelles

Match arrêté entre Lyon et Marseille : récit d’une triste soirée symbole des maux de la Ligue 1

Dimitri Payet quitte la pelouse après avoir reçu une bouteille d’eau sur la tête lors du match Lyon-Marseille, à Décines-Charpieu (Rhône), le 21 novembre 2021. Dimitri Payet quitte la pelouse après avoir reçu une bouteille d’eau sur la tête lors du match Lyon-Marseille, à Décines-Charpieu (Rhône), le 21 novembre 2021.

Jamais un match de Ligue 1 n’a été aussi court et long à la fois. Trois minutes de football pour plus de deux heures de palabre, de non-communication, de messages contradictoires avant que le speaker du Groupama Stadium n’annonce la seule décision possible et souhaitable dans le fond : ce Lyon-Marseille, affiche de la 14e journée du championnat ne reprendra pas, « la sécurité des joueurs n’étant pas assurée. » Rideau sur une triste soirée, ce dimanche 21 novembre.

Le live : Lyon-Marseille en direct : la rencontre est interrompue suite à un jet de bouteille sur Dimitri Payet

Quand il part tirer ce premier corner du choc des deux « Olympiques » devant le virage Nord, Dimitri Payet essuie les insultes habituelles pour un ancien de Saint-Etienne et reçoit des boulettes de papier. Les risques du métier, malheureusement. Mais quand le Marseillais s’écroule, touché par une bouteille d’eau minérale lancée depuis les tribunes, c’est tout le football français qui sent venir la gueule de bois. L’incident de trop dans une saison déjà émaillée par des matchs arrêtés (six désormais), des envahissements de terrain et des échauffourées entre supporteurs.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés « Le stade est le reflet de la société et de la tension actuelle »

Reprendre ou ne pas reprendre, telle est alors la question pour Ruddy Buquet, préposé au sifflet dimanche. Elle s’était déjà posée lors du Nice-Marseille du 23 août, interrompu à la 75e après une bouteille lancée en direction de… Payet et l’intrusion de certains supporteurs sur la pelouse de l’Allianz Riviera. La rencontre n’avait jamais repris, et Nice sera sanctionné par la suite d’un point ferme de pénalité et de trois matchs sans public. A l’époque, un certain Jean-Michel Aulais plaide, sur le sujet, la fermeté avec des points de pénalité à l’encontre des clubs des spectateurs fautifs. « C’est la seule sanction qui fait vraiment peur », assure ainsi le président de l’Olympique lyonnais.

Chiche alors ? Pas vraiment. Sauf que dans le cas présent, le patron de l’OL a évoqué au micro d’Amazon Prime « un individu seul, qui n’est pas en relation avec les groupes de supporters ». Un argument à décharge pour son club si on essaye de le suivre. « On est bien organisés sur le plan de la sécurité ici, a-t-il poursuivi. Et comme l’auteur du geste a été incarcéré, on pense que le match pouvait reprendre sans problème. (…) Il n’y avait aucun risque de nouveaux jets de projectiles. »

Quand l’arbitre contredit la version de Jean-Michel Aulas

Arrêté sur le terrain, cet « Olympico » s’est poursuivi dans les coursives entre des Marseillais, choqués et bien décidés à ne pas reprendre, et des Lyonnais prêts à regagner en courant leur pelouse. La décision revient à un seul homme : l’arbitre. Selon M. Aulas, Ruddy Buquet était favorable à une reprise. « On avait imaginé avec le préfet que le match pouvait reprendre, l’arbitre en avait décidé ainsi devant le procureur, le DDSP (directeur départemental de la sécurité publique). Et quand il est revenu annoncer aux joueurs, il y a eu une réaction violente de la part de Marseille qui a exigé que Monsieur Buquet aille demander des nouvelles de Dimitri. »

Il vous reste 51.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Cliquez pour commenter

You must be logged in to post a comment Login

Laisser une réponse

LE PLUS POPULAIRE

To Top