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Ligue 1 : Peter Bosz le « Toulonnais » retrouve Marseille pour son premier « olympico »

L’entraineur de l’Olympique lyonnais, Peter Bosz, lors d’un match de League Europa contre le Sparta Prague, le 21 octobre 2021, à Prague. L’entraineur de l’Olympique lyonnais, Peter Bosz, lors d’un match de League Europa contre le Sparta Prague, le 21 octobre 2021, à Prague.

En matière d’entraîneur, Jean-Michel Aulas avait toujours opté pour le « made in France » avant la courte et malheureuse expérience de Sylvinho, à l’été 2019. Ce dernier avait le défaut de ne pas parler français, avait avancé le président de l’Olympique lyonnais (OL) pour justifier l’éviction du Brésilien quatre mois après l’arrivée. Alors, quand le club a annoncé, le 29 mai, que le Néerlandais Peter Bosz (57 ans) avait signé pour remplacer Rudi Garcia, lequel avait succédé à Sylvinho, le communiqué a mis en avant sa maîtrise de la langue de Molière « depuis une expérience au Sporting Club de Toulon, pour lequel il a joué pendant trois saisons entre 1988 et 1991 ».

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Dans le Var, le Néerlandais n’a pas juste appris une nouvelle langue. Il a aussi découvert tout le (gros) sel de la rivalité avec l’Olympique de Marseille. Pas un détail, quand on connaît l’antagonisme développé au cours des dernières années entre les deux « Olympiques », qui seront opposés dimanche 21 novembre au Parc OL, en clôture de la 14journée de Ligue 1.

« Il ne va pas être surpris par l’importance de ce match et son climat », annonce Rolland Courbis qui avait été l’entraîneur de Bosz au Sporting :

« A l’époque, on ne parlait pas de rivaux entre Toulon et Marseille, mais d’ennemis. J’ai toujours trouvé ça stupide, mais c’était comme ça. »

Dans sa trentaine flamboyante, Courbis le Marseillais porte alors une chemise à fleurs, mais ses joueurs n’en distribuaient pas sur la pelouse. Très éphémère international, Bernard Boissier perfectionnait ainsi sa technique du contrôle volontairement raté pour mieux essuyer ses crampons sur l’attaquant adverse. Virils et pas toujours corrects, donc, les Toulonnais forçaient le respect à leur façon et avaient frôlé la qualification européenne en 1988 (5du championnat).

Peter BOSZ – SC Toulon 1989-90 + Netherlands 92 https://t.co/QhXEYdb7jN

— OldSchoolPanini (@Old School Panini)

Elu meilleur joueur de D2 aux Pays-Bas, avec le RKC Waalwijk, Peter Bosz avait débarqué dans la foulée dans une équipe dont la réputation était assez éloignée de la rigueur protestante prêtée aux Néerlandais. Les jours de match, le vin circulait de table en table, avant la partie de pétanque de l’après-midi. En matière de troisième mi-temps, les « manchots » savaient se défendre dans cette ville de rugby. Au point que Rolland Courbis avait menacé de ne pas aligner celui qui oserait rentrer avant minuit quand il donnait quartier libre.

L’actuel consultant sur RMC parle de légende. « C’était une blague de ma part un soir en stage, et avec les années on a fini par croire que c’était vrai. » Auquel cas, Peter Bosz aurait souvent ciré le banc. « Il était bien intégré, mais faisait partie des casaniers », poursuit Courbis. Pas vraiment le genre à faire la fermeture de la Scala chez Jean-Roch, où un Laurent Paganelli termine alors en pente douce sa carrière d’ancien enfant prodige.

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