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Les subventions au spectacle vivant seront conditionnées au respect d’engagements contre les violences sexuelles, prévient Roselyne Bachelot

Plus d’un mois après la vague de témoignages sous le hashtag #metoothéâtre, le ministère de la culture présente son plan de lutte contre les violences sexuelles. Dans un entretien au Parisien publié jeudi 25 novembre, la ministre de la culture, Roselyne Bachelot, annonce notamment que les subventions au spectacle vivant seront conditionnées au respect d’« engagements » formels contre les violences et harcèlements sexistes et sexuels (VHSS). Cette mesure concerne « toutes les structures du spectacle vivant subventionnées par le ministère ».

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En plus de se conformer au code du travail, il s’agit de « créer un dispositif de signalement efficace et [de] traiter chaque témoignage », de « former dès 2022 la direction » et l’encadrement « au recueil de la parole et à la gestion de situations de » violences et de harcèlements sexistes et sexuels, souligne la ministre.

« Donner des outils pour mettre fin à l’omerta »

Les 1 249 structures actuellement subventionnées devront également « sensibiliser formellement les équipes et organiser la prévention des risques, et engager un suivi et une évaluation des actions », détaille Mme Bachelot. Un point sera fait avec chaque structure à la fin de chaque période de subvention, a-t-elle précisé.

Devront s’y conformer « notamment les scènes nationales, centres dramatiques nationaux, centres chorégraphiques, mais aussi les festivals, lieux et compagnies soutenues ». « On peut directement agir sur les structures dépendant de nous financièrement parce qu’on a des mesures de rétorsion, mais je suis confiante pour les autres », a affirmé la ministre. Ce plan permettra de « donner les outils pour mettre fin à l’omerta, parce qu’il faut bien l’appeler comme cela, qui a protégé un certain nombre de prédateurs », espère Mme Bachelot.

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Interrogée par ailleurs sur la présence de musiques composées par Bertrand Cantat, condamné en 2003 pour le meurtre de l’actrice Marie Trintignant, dans une pièce jouée actuellement au Théâtre de la Colline, elle a par ailleurs estimé que la question du « rachat » d’un artiste était un sujet « cornélien ».

« J’essaie de tenir les deux bouts de cette aporie, et je reconnais que cela occupe profondément mes réflexions », a-t-elle concédé. La révélation, à la mi-octobre, de cette collaboration avait fait polémique, en plein mouvement de dénonciation des violences sexuelles dans le milieu du théâtre français.

Le Monde avec AFP

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