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Eric Ciotti à l’aise lors des débats de la droite axés sur ses idées

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, lors du premier débat entre les candidats à l’investiture du parti Les Républicains pour la présidentielle, sur LCI, le 8 novembre. Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, lors du premier débat entre les candidats à l’investiture du parti Les Républicains pour la présidentielle, sur LCI, le 8 novembre.

Heureux qui comme Eric Ciotti a fait un beau voyage… Candidat à l’investiture du parti Les Républicains (LR) pour la présidentielle, le député des Alpes-Maritimes avance ses pions avec un plaisir non dissimulé dans une primaire fermée qui ne dit pas son nom, résolument ancrée à droite, avant le vote des adhérents LR au congrès du 4 décembre. A l’aise dans les débats, celui qui a construit son identité politique sur les thématiques régaliennes, au cœur de cette campagne interne, déroule des arguments rodés depuis des années à l’aile droite du parti.

Mercredi 17 novembre, Eric Ciotti – qui s’est entretenu la veille avec Nicolas Sarkozy avant de déjeuner avec l’ancien patron du parti, Laurent Wauquiez – a présenté son projet au siège du parti. Une centaine de propositions « de rupture », basées sur trois piliers : « autorité, identité, liberté ». « Moins d’impôts et plus de sécurité », résume l’intéressé, qui revendique une filiation avec François Fillon, pourtant devenu un repoussoir pour beaucoup à droite, mais que lui assume d’avoir soutenu jusqu’au bout, y compris sur l’estrade du Trocadéro, à quelques jours du premier tour de la présidentielle de 2017.

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Sur le plan économique, il prône la fin de l’impôt sur les successions, un taux d’imposition sur le revenu unique de 15 % et la suppression de 250 000 postes de fonctionnaires. Sur le plan régalien, son terrain de jeu, le radical sudiste, qui agite le spectre d’une « guerre de civilisations », défend la « préférence nationale » sur l’emploi et le logement, le retour au droit du sang et l’inscription des « origines judéo-chrétiennes » de la France dans la Constitution. Dimanche 14 novembre sur BFM-TV et RMC, lors du deuxième débat opposant les cinq postulants, le député des Alpes-Maritimes avait multiplié les formules-chocs, se prononçant pour un « Guantanamo à la française », un « quoi qu’il en coûte sécuritaire » ou fustigeant les « Français de papiers ». « Je tiens une ligne, dit-il au Monde. Même si beaucoup, à droite, s’en rapprochent désormais. Mais pour moi, c’est une ligne originelle. Elle apparaît donc comme plus sincère aux yeux des militants. »

Un agacement dans le parti

Surtout, contrairement à ses rivaux, Eric Ciotti a refusé de condamner les propos d’Eric Zemmour, qui, samedi 13 novembre devant le Bataclan, a accusé François Hollande de ne « pas avoir protégé les Français ». Le député LR a dénoncé le « procès de Moscou » fait au polémiste identitaire, qu’il soutiendrait en cas de duel au second tour face à Emmanuel Macron. « Dans cette ambiance radicalisée, il est parfaitement détendu », observe le président des sénateurs LR, Bruno Retailleau.

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