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Election présidentielle 2022 : l’ombre d’Eric Zemmour n’en finit pas de planer sur la droite

Les cinq prétendants à l’investiture du parti Les Républicains pour la présidentielle, sur le plateau de CNews, à Paris, le 21 novembre 2021. Les cinq prétendants à l’investiture du parti Les Républicains pour la présidentielle, sur le plateau de CNews, à Paris, le 21 novembre 2021.

Trois semaines qu’ils présentent leurs idées et leurs personnalités derrière des pupitres ou en battant l’estrade, un micro à la main. Trois semaines que les prétendants à l’investiture du parti Les Républicains (LR) pour la présidentielle débattent à la télévision, pour tenter de convaincre les adhérents du parti, qui voteront au congrès entre le 1er et le 4 décembre. S’ils sont cinq à s’affronter, un sixième s’est invité dans les débats. L’ombre d’Eric Zemmour plane sur cette compétition interne.

Compétition sur les questions de sécurité, volonté de réduire au maximum l’immigration, postures martiales, tout chez les candidats LR donne l’impression que c’est au polémiste d’extrême droite qu’ils doivent répondre. De lui qu’ils doivent se distinguer. Ou à lui qu’ils doivent se comparer afin de ne pas passer pour trop laxistes ou éloignés du diagnostic dressé par Eric Zemmour, obsédé par l’immigration et l’identité.

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Le troisième débat télévisé, dimanche 21 novembre sur CNews, n’a pas fait exception. Même si la première partie de l’émission a été, pour la première fois, consacrée à la crise sanitaire. Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, la présidente de l’Ile-de-France, Valérie Pécresse, l’ex-commissaire européen, Michel Barnier, le maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), Philippe Juvin, et le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, ont été longuement interrogés sur les questions de sécurité et d’immigration.

Course à l’échalote

Si les chaînes ont une responsabilité dans le choix des sujets, elles ne décident rien sans en avoir discuté et convenu au préalable avec les candidats. Le 17 novembre, Eric Woerth, député LR de l’Oise et ancien ministre du budget, regrettait cette situation devant l’Association des journalistes parlementaires : « Dans la précampagne, tous les thèmes, d’ailleurs profondément tirés par Eric Zemmour, prennent une place prépondérante et probablement disproportionnée par rapport à ce qu’ils représentent, même s’ils sont importants. »

Samedi, au conseil national du parti, qui a auditionné longuement les cinq prétendants, la présidente de cette instance interne, Annie Genevard, députée du Doubs et numéro deux de LR, a elle aussi déploré que les débats télévisés se focalisent sur le régalien. « Quel dommage de ne pas parler des questions de santé, de culture ou d’éducation », où « nous avons aussi des choses à dire », a-t-elle lancé. « On en parle beaucoup car ce sont les sujets les plus graves », a répondu Michel Barnier, selon lequel il s’agit d’un « préalable » pour « engager très vite la reconstruction sur les autres sujets ».

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