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David Lisnard, président de l’AMF : « Les maires ne quémandent pas »

David Lisnard, lors du 103e congrès de l’Association des maires de France à Paris, le 18 novembre 2021. David Lisnard, lors du 103e congrès de l’Association des maires de France à Paris, le 18 novembre 2021.

Désigné président de l’Association des maires de France (AMF), mercredi 17 novembre, David dévoile, dans un entretien au Journal du dimanche du 21 novembre, plusieurs pistes sur ses projets en tant que de représentant des 35 000 communes de France.

Le maire Les Républicains (LR) de Cannes souhaite globalement faciliter le travail des édiles qui doivent faire face à « trop de textes kafkaïens », à l’image de la loi climat, selon lui. « J’aimerais voir institutionnalisé un travail en amont avec les maires sur les textes de lois et réglementaires qui concernent les collectivités », déclare-t-il. Celui qui dénonce la « folie bureaucratique » veut réduire le nombre de « normes inutiles » qui pèse sur les collectivités. « C’est possible. D’autres pays l’ont fait. L’excès de normes, parfois contradictoires, nous coûte collectivement 60 milliards d’euros par an », avance-t-il.

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Le successeur de François Baroin a également fait le point sur le coût engendré par la crise sanitaire pour les communes, qu’elles estiment entre 5 et 6 milliards d’euros, et demande à l’Etat d’assumer cette charge. « Les maires ne quémandent pas, dit-il. Ils ne demandent pas à l’Etat de leur “venir en aide” mais d’assumer sa responsabilité de titulaire de la compétence exclusive en matière de santé publique. Pendant la crise sanitaire, nous avons été proactifs et lutté contre l’épidémie d’une façon qui s’est révélée indispensable. »

Un partenaire « loyal » mais « libre »

Se posant en garant de l’« indépendance » de l’AMF, qui s’est parfois érigée en contrepouvoir depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, M. Lisnard a constaté, avant son élection, « une mobilisation de l’appareil d’Etat assez troublante » contre la liste qu’il défendait. Il rappelle que « le rôle de l’AMF est de défendre la commune et d’être un partenaire loyal du pouvoir central. Et pour être loyal, il faut être libre », justifie-t-il.

Concernant la suppression de la taxe d’habitation, M. Lisnard juge que « chaque collectivité territoriale doit pouvoir disposer d’un impôt, soit spécifique, soit sur une part choisie d’un impôt national, qui engagera la responsabilité de ses élus devant les citoyens ». Tout en respectant une baisse des prélèvements, il estime que « l’impôt pertinent pour les communes, c’est un impôt résidentiel ».

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Le Monde

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