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Congrès Les Républicains : Valérie Pécresse mise sur son programme pour se distinguer des autres candidats

Valérie Pécresse, lors d’un meeting à Vannes (Morbihan), le 28 octobre 2021. Valérie Pécresse, lors d’un meeting à Vannes (Morbihan), le 28 octobre 2021.

La France a beau être à l’aube d’une cinquième vague de Covid-19, il faut saluer les militants. Gestes barrières obligent, Valérie Pécresse tend la main mais garde le poing fermé, comme le veut l’usage depuis que le coronavirus a fait irruption. Un par un, ils ont droit à leur « check » dans cette salle du Florida Palace à Marseille, mardi 16 novembre.

« La droite est de retour ! », clame tout sourire celle qui s’est jetée « dans l’arène » devant les quelque 150 militants du parti Les Républicains (LR) venus l’écouter afin de se faire un avis. Entre le 1er et le 4 décembre, ils doivent désigner qui de l’ancienne ministre de l’enseignement supérieur, du président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, de l’ex-commissaire européen Michel Barnier, du député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti ou encore du maire de La Garenne-Colombes Philippe Juvin portera leurs couleurs au scrutin présidentiel d’avril 2022.

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Alors il faut se distinguer, se montrer, faire le tour des fédérations pour convaincre. Lundi, la présidente de la région Ile-de-France tentait déjà une démonstration de force dans son fief des Yvelines, à Montigny-le-Bretonneux, où quelque 900 personnes étaient venues l’écouter.

Samedi 27 novembre, elle s’exprimera à nouveau, à l’instar des autres candidats, devant le conseil national, le parlement du parti. L’occasion pour elle – comme pour les autres – de faire diffuser la bonne parole auprès des militants que les réunions publiques ou les débats n’auraient pas encore atteints. Une question de survie pour une génération de candidats qui, comme elle et Xavier Bertrand, jouent leur avenir politique.

Une candidate à l’offensive

Pour Valérie Pécresse, il s’agit de sortir d’un piège : coincée entre un Xavier Bertrand dont la plus-value est son avance dans les sondages et un Michel Barnier auquel les militants prêtent une fidélité sans faille, elle doit leur montrer qu’elle aussi est en mesure de leur faire gagner cette présidentielle.

A Marseille, durant près d’une heure, la candidate s’est voulue offensive, à l’image de ses deux premiers débats télévisés. Tentant d’abord d’effacer son image d’élue parisienne – « Je suis une banlieusarde, une Francilienne. Ne me prenez pas pour une Parisienne. La Parisienne, c’est Anne Hidalgo » –, elle a essayé de créer un lien entre l’Ile-de-France, qu’elle dirige depuis 2015, et la cité phocéenne : « deux territoires cosmopolites avec beaucoup de jeunesse » où les « questions de l’intégration et de l’environnement sont cruciales ». Mme Pécresse se veut d’une « droite gaulliste, libérale et sociale ». « Notre bouillabaisse à nous », tente-t-elle, devant une assistance au silence poli.

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